Dans le vacarme assourdissant du monde, il est de plus en plus difficile de se frayer un chemin de pensée affranchi des discours péremptoires et des jugements hâtifs. Quand la confusion règne, notre pensée s’asphyxie, nos peurs nous étouffent et nous privent du souffle nécessaire pour faire sa juste place au doute.
Il y a encore quelques semaines, j’entrevoyais le doute comme un état paralysant dont il me fallait sortir pour retrouver le sens de l’action. Pourtant, au fond de moi, je ressentais que cette « pointe de doute » qui m’aiguillonnait créait un appel d’air dans mes certitudes, ouvrait une brèche dans l’ordre établi de mes pensées. Il y soufflait comme un vent de liberté qui venait m’ébouriffer, car le doute vous « brosse à rebrousse-poil », il dérange vos idées reçues… Face à l’impermanence de notre monde, le doute fait figure de méthode pour avancer en incertitude.

Au regard des nombreuses incertitudes qui bousculent nos vies, le doute est devenu un compagnon quasi quotidien, un état d’esprit dans lequel nous nous trouvons plongés malgré nous lorsque le réel nous échappe. Alors, le doute nous « assaille », nous « saisit », nous « ronge ». Nous sommes « en proie » au doute. Ces expressions traduisent bien l’inconfort, l’intranquillité, l’insécurité ressentie lorsque nous sommes dans cette « zone grise » où rien n’est ni tout à fait vrai ni tout à fait faux. Dans cet oscillement, cette errance, le doute ne donne aucune prise à la pensée, il nous paralyse, nous englue dans les sables mouvants de l’inquiétude.

Puisque nous n’avons d’autre choix que d’accepter l’impermanence du monde, autant considérer le doute comme un allié plutôt que comme un ennemi. La philosophie nous invite à éprouver ce renversement : sortir de l’errance dans laquelle le doute nous engloutit pour l’accueillir tel un chemin sur lequel entamer une exploration. C’est en me plongeant dans l’ouvrage de Sophie Nordmann, La vocation de philosophe. Puissance de la mise en question que j’ai entrepris ce renversement. J’ai compris combien la philosophie m’aidait à oxygéner ma pensée et créer cet appel d’air vital dans une atmosphère saturée de prêt-à-penser.

Chaque individu naît dans un monde qui le précède et dans lequel il commence par recevoir, de sa famille, de sa culture, de sa génération... Ce qui est premier, ce qui est donné, ce sont toujours, par définition, les « idées reçues », ces idées pré-jugées, que l’on reçoit sans jugement préalable, c’est-à-dire sans mise en question. Toute idée, quelle qu’elle soit, qui est reçue sans mise en examen, relève de la catégorie du « préjugé ».

« La vie de la pensée est, de ce point de vue, comparable à la vie organique : une pensée animée d’un souffle vivant, si elle n’est pas maintenue en vie – si sa puissance de mise en question n’est pas libérée dans une constante réitération -, finit par se fossiliser. »

La mise en question est donc seconde. Pour autant, elle ne va pas de soi car elle nous pousse à quitter la zone de confort de nos certitudes. Une telle expérience dérange. Elle dé-range au sens où elle ébranle ce qui semblait en ordre, nos idées établies ; elle sème en nous le désordre. Elle dérange aussi au sens où elle incommode. Cette épreuve nous « brosse à rebrousse-poil » en ce sens qu’elle ne nous caresse pas dans le sens du poil – celui des certitudes dans lesquelles nous sommes douillettement installés et qu’elle vient ébouriffer.

La philosophie nous fait vivre l’expérience d’un ébranlement, d’un vertige qui nous met en question et ainsi nous force à nous mettre en mouvement et à abandonner le confort et le repos de nos certitudes.

Quand on étouffe dans le tapage des discours qui s’entrechoquent pour se faire entendre, pour faire plus de bruit que l’adversaire, la philosophie apporte un peu d’air frais. Elle est l’interstice par lequel une bouffée d’oxygène peut entrer, et raviver une pensée qui s’asphyxie. Car la philosophie n’a pas pour vocation d’ajouter des discours aux discours, des idéologies aux idéologies, et de contribuer à alourdir encore un peu plus une atmosphère déjà insoutenable. La vocation de la philosophie est de mettre en question les dogmatismes de tous bords, autrement dit d’ouvrir des brèches dans la pensée, d’y créer un appel d’air.

Le propre de la philosophie est de porter toujours plus loin la mise en question, de la renouveler, de la réitérer sans fin. En cela, la vocation de philosophe, celle d’empêcheur de penser en rond, est à la fois essentielle et inconfortable. C’est une fonction qui dérange dans le sens où elle ouvre des brèches dans l’ordre établi, afin d’y introduire du jeu, et aussi elle maintient la brèche ouverte pour éviter que la pensée ne se fige à nouveau en dogmatisme.

Selon le philosophe Jean-Luc Nancy : « Philosopher ne va pas sans élan, ni même sans un élan violent, qui jette en avant et qui arrache aussi : qui arrache au sens déposé, sédimenté, à moitié décomposé et qui jette vers du sens possible, surtout non donné, non disponible, qu’il faut guetter, surprendre dans sa venue imprévisible et jamais simple, jamais univoque. »

Pourquoi avons-nous plus tendance à croire qu’à douter ? Parce que croire ne demande aucun effort ; celui qui croit est passif, déterminé par la pensée des autres. Mais, s’il faut douter, de quoi faut-il douter ? Peut-on douter de tout, comme le proclame René Descartes ?

En philosophie, le doute se définit comme un acte intérieur de suspension du jugement. Cette suspension peut être soit spontanée soit délibérée. Le philosophe Alain évoque en premier lieu ce « doute forcé » que l’on subit « comme une violence qui nous est faite ». Ce doute découle d’une erreur que l’on a commise ou d’une tromperie dont on est victime. C’est un doute triste, un doute de faiblesse. « C’est un regret d’avoir cru, et une confiance trompée. » Le doute vient ici défaire une croyance existante.

Le doute dont Alain fait l’éloge est le « doute volontaire », qui vient, non pas après, mais avant la croyance. Il est volontaire, car il émane d’une décision de l’individu. En outre, ce doute n’est pas tourné vers le passé, mais vers l’avenir ; il n’est pas de l’ordre du regret, mais de la promesse.

Pour Alain : « Le doute est le sel de l’esprit ; sans la pointe du doute, toutes les connaissances sont bientôt pourries. »

Alain est dans la droite ligne de Descartes qui expérimente la « mise en doute » comme méthode de recherche du vrai. Dans la foule des innombrables visages du vrai, le doute permet, non pas de reconnaître le vrai, mais d’écarter ce qui n'est pas reconnu comme tel. Seul pourra être considéré comme vrai ce qui ne peut pas être mis en doute.

Ainsi, Descartes opère un renversement. Il fait du doute non pas ce qui nous assaille malgré nous, mais au contraire une entreprise méthodique et volontaire : il ne s’agit pas de se laisser envahir par le doute, mais d’entreprendre de douter. Le doute ne renvoie plus à cette « zone grise », cet état d’incapacité à distinguer le vrai du faux, mais devient au contraire l’instrument qui permet une telle distinction. Dès lors qu’il est un outil choisi, et non pas un état qui nous envahit, le doute n’est plus paralysant. Il n’est plus ce qui empêche mais, au contraire, ce qui permet de progresser. Il n’est plus une errance : il trace un chemin. Parce qu’il est un instrument et une méthode, le doute devient à la fois un moteur et une boussole.

Si vous vous occupiez du doute plutôt que de le laisser s’occuper de vous ? Emparez-vous de cette « pointe du doute » qui vous aiguillonne et libère le souffle de votre pensée. Elle vous montre la direction. Vers quel nouveau possible vous conduit-elle ?

Mes sources d'inspiration :
- La vocation de philosophe, Puissance de la mise en question, Sophie NORDMANN
- Les ânes rouges, Philosophe Alain
- Alain. Le doute est le sel de l’esprit, ggpphilo

A l’aube de cette nouvelle année, je peux clairement affirmer que ne me suis jamais sentie autant exister ! L’année qui vient de s’écouler, aussi singulière qu’elle ait été, a agi sur moi comme un véritable révélateur. Comme si quelqu’un avait ouvert en grand les vannes de mon subconscient et avait libéré des capacités enfouies que je n’avais jamais jusqu’ici eu l’audace d’explorer. Comme si j’avais enfin trouvé la clé pour me connecter à moi-même. Comme si soudain, tout devenait possible et que l’univers s’ouvrait devant moi, que les planètes s’alignaient et m’invitaient à m’accomplir dans une mission fondamentale, pour moi, bien sûr, mais surtout, une mission dont je puisse partager le sens avec d’autres. En entraînant une communauté de valeurs et de vision avec qui construire un projet plus grand que moi.

Car en l’espace d’une année, j’ai croisé la route de nombreuses personnes qui, comme moi, ont éprouvé l’urgence d’une transformation profonde et durable pour assouvir leur besoin de se réaliser. Une prise de conscience révélée par l’épidémie de Covid-19 et activée par le désordre hérité de cette crise inédite. Un chaos qui a profondément bousculé nos certitudes, ébranlé nos habitudes et fait émerger de nouvelles manières de vivre ensemble. Et lorsque je regarde en arrière, j’observe que cette crise, tel un tsunami, a libéré une vague d’humanité exceptionnelle !

Ce phénomène m’a donné envie de comprendre quel processus amenait un individu à enclencher une transformation profonde et vitale. Et à la lumière de ma propre expérience, dérouler la trajectoire d’une transformation personnelle qui allait prendre un tournant collectif.

Alors, êtes-vous prêt.e pour ce rendez-vous avec vous-même ? Quand tout devient possible…

D’abord, il y a des murs !

Nous sommes au printemps 2019 et depuis quelques années, trop sans doute, j’ai l’impression que quoi que j’entreprenne dans mon activité professionnelle, je finis toujours par me fracasser contre un mur. J’utilise le mot « fracasser » à dessein car au fil des ans, l’impact contre le mur se fait de plus en plus violent. Et donc, naturellement, à force de prendre des murs, on se blesse. Une blessure qui atteint d'abord le psychologique et qui finit par frapper le physique. Elle est le fruit d’une frustration qui, gonflée jusqu’à l’implosion, atteint les moindres recoins de la confiance en soi et freine l’élan des plus engagé.es.

Baisse des ressources, défaut de stratégie, déficience managériale… peu importe la cause, le résultat est là, l’impression de régresser et que personne ne peut rien pour vous, pas même vous ! Car c’est là que la machine s’enraye. Bloqué.e dans vos prérogatives à l’intérieur de l’organisation, votre système de défense vous incite à en sortir et à tendre vers de nouvelles opportunités. Mais là encore, l’horizon semble bouché. Trop typé.e, trop cher.e, réduit.e à un métier saturé… Avec comme corollaire, la difficulté à se projeter vers un projet professionnel nouveau. Et c’est bien là le drame ! Quand on se trouve enfermé.e dans un cadre trop étroit depuis trop longtemps, on peine à s’imaginer à l’extérieur du cadre. Donc, rien ne se passe ni dedans, ni dehors. Alors, vous remplissez le vide en faisant le plein. Le plein d’activité pour vous rendre utile, à défaut d’être épanoui.e. Et comme un hamster dans sa roue, vous vous étourdissez jusqu’à l’épuisement. C’est à ce moment que la blessure physique apparaît. Elle peut prendre différentes formes : insomnies, maux divers, manque d’appétit… On l’appelle burn-out ; un terme hérité de l’aérospatial, qui désigne une fusée au décollage dont le carburant vient à s’épuiser avec comme conséquence la surchauffe du moteur et l’explosion de l’engin. Nous voilà donc rendus au chaos que j’évoquais plus haut, celui qui se manifeste juste après l’explosion.

Des chocs qui jalonnent le développement de chaque individu

Il s’agit là de chocs auxquels nous soumet la vie, à titre professionnel ou privé. Des épreuves plus ou moins violentes qui font bouger nos lignes et remettent en question nos certitudes. Ils créent une sorte de séisme intérieur qui irradie jusqu’à l’extérieur et bouscule notre écosystème. Ces chocs sont tels des marqueurs qui jalonnent le développement de chaque individu, comme le symbolise l’ennéagramme introduit par le philosophe et ésotériste Georges I. Gurdjieff au début du XXème siècle. Gurdijieff pensait qu'il était possible de passer à un état supérieur de conscience et d'atteindre le plein potentiel humain. Son ennéagramme symbolise ainsi la dynamique du développement de l’individu et son passage d’une étape à une autre. Il nous guide vers l’étape ultime : « qui nous sommes véritablement » !

L’ennéagramme est composé de sept niveaux et de deux chocs qui tout en étant indépendants, se complètent et contribuent au développement de la personne. Ces deux chocs sont la source de la transformation humaine. Ils participent simultanément à notre déconstruction par la remise en cause de notre nature humaine et à notre construction par l’énergie qu’ils nous apportent. Le premier choc, qui survient par surprise est très déstabilisateur. Vécu comme un traumatisme, il permet d’entreprendre un travail sur soi pour sortir de cette perturbation. A ce stade, l’individu cherche à mieux comprendre le but de son existence et par le fruit d’une réflexion personnelle amorce une première transformation. Le deuxième choc intervient alors qu’un travail de développement personnel a déjà été entamé. Il fait suite à l’acquisition de connaissances permettant de vivre de nouvelles expériences et ainsi, engendre des modifications profondes dans notre personnalité pouvant conduire à un état de « pleine conscience » proche de la réalisation de soi.

Un reset qui ouvre le chemin vers une transformation assumée

Personnellement, ces deux chocs se sont matérialisés très distinctement. Le premier, de façon totalement inattendue et avec une grande violence. Il a irradié longtemps mon environnement professionnel comme personnel, laissant derrière lui une faille béante. Jusqu’au second choc, dix ans plus tard, comme l’aboutissement d’une transformation inéluctable, avec à la clé un changement de vie professionnelle parfaitement assumé. Il s’est suffi d’un déclic, un fait loin d’être anodin, la suppression d’un poste au sein de mon équipe pour que tout devienne évident. Avec un collaborateur en moins, le hamster dans sa roue courait à sa perte. Il fallait sortir de cette situation, c’était une question de survie. Ce déclic a enclenché une sorte de reset au niveau de mon cerveau avec à la clé un grand vide... C'est ce grand vide qui a permis de faire émerger des solutions nouvelles en me libérant de mes modèles mentaux et de mes croyances auto-limitantes les plus profondes. Tout en débloquant un « pouvoir d’agir » que je n’avais encore jamais expérimenté. Comme si j’avais prononcé la formule magique qui laissait enfin libre court à mon énergie créative.

Dans son ouvrage Renaître chaque jour, l’auteur et orateur indien Jiddu Krishnamurti l’évoque ainsi : « La création ne peut se produire qu’en présence d’une énergie jamais entachée de volonté, qui n’est pas le résultat de l’effort, une énergie que l’action elle-même fait naître. »

J’ai compris soudain que je ne devais pas changer de métier mais changer ma façon d’appréhender mon métier. J’ai surtout compris que, si j’avais choisi de mener une carrière dans la communication, ça n’était pas pour me perdre dans une vision de plus en plus instrumentalisée de mon activité mais pour créer du lien entre les gens, favoriser le dialogue et ainsi contribuer à bonifier les relations entre les individus. Une révélation ! J’avais trouvé mon objectif supérieur et les clés de ce changement étaient entre mes mains…

Concilier le réel et l’idéal pour avancer avec confiance et audace

Le changement personnel s’opère dans une tension entre l’idéal et le réel. Lorsque cet alignement avec notre personnalité profonde se matérialise enfin, l’incarnation de notre idéal nous donne des ailes pour nous transcender et dépasser les obstacles. Nous libérons alors une forme d’intelligence intuitive, comme une boussole intérieure, qui nous guide vers les bonnes décisions, les bonnes personnes…

Pour la neurologue Régine Zékri-Hurstel, auteure avec le philosophe du goût Jacques Puisais du Temps du goût : « notre intuition est connectée à notre banque de données sensorielles, toujours en mouvement, et s’adapte en permanence pour percevoir le moindre changement. Les plus intuitifs sont donc ceux qui ont le mieux développé leurs qualités sensorielles. L’émotion vient des sens, elle est essentielle dans la capacité intuitive ».

Les chocs et le chaos qui en a résulté ont mis tous mes sens en éveil. Et ont fait voler en éclat bon nombre de peurs, notamment la croyance selon laquelle je n’étais pas faite pour l’entrepreneuriat. J’ai été gagnée par une confiance et une audace que je ne me connaissais pas, portée par une certitude fulgurante qui m’attirait, comme un aimant dans la bonne direction et vers les bonnes personnes. A ce stade de mon développement, les rencontres ont été déterminantes.

Une histoire de rencontres

C’est à ce moment-là que la Covid-19 a fait son apparition début 2020. D’abord comme une ombre qui planait au-dessus de nos têtes, nous laissant avancer dans nos projets avec insouciance. Stimulée par l’énergie créatrice qui m’habitait alors, j’ai croisé la route de personnes très inspirantes. Ces rencontres ont été vibrantes d’émotions tant nous parlions le même langage et partagions les mêmes aspirations.

Très vite, nous avons exprimé l’envie de construire ensemble pour avoir un impact sur le reste du monde en nous mettant au service de l’humain et de la transformation sociale. Nos énergies associées ont ainsi donné à notre entreprise un élan et une résonnance incroyables qui se sont trouvés freinés brutalement avec l’annonce du confinement. Une crise inédite dans sa nature et dans l’amplitude de son impact qui a révélé chez nombre d’individus des réalités inhibées et a débloqué des ressources jusqu’alors inexploitées.

Faire communauté pour cultiver ensemble la force de se projeter utilement et puissamment vers une nouvelle réalité

Face à ce système complexe dans lequel nous a enfermé la crise, nous avons pu activer notre esprit critique et notre créativité pour ajuster nos connaissances à cette nouvelle réalité et développer des comportements adaptés.

Nous avons appris de ces perturbations comment percevoir les développements possibles ou souhaitables, « utiliser les forces du changement au lieu de leur résister », comme nous y invite l’auteur et directeur du Center for Organizational Learning du MIT Peter Senge.

Et profiter de cette épidémie, où la préservation de l’humain est au centre des préoccupations, pour transformer nos environnements de travail en espaces de liberté propices à l’observation, l’imagination, la création, l’expérimentation…

Un terreau idéal pour se réinventer et entraîner dans notre sillon un collectif d’acteurs à la fois diversifié et relié par une aspiration profonde à faire bouger les lignes. Cette crise, comme un accélérateur de changement, a fait émerger des « communautés restauratrices », centrées sur un idéal à construire collectivement et mobilisant des énergies incroyables au bénéfice d’une mission transcendante pour remettre l’humain au cœur des organisations. Dans un monde fragilisé par l’épidémie de Covid-19, en perte de repères et poussant à l’individualisme, ces communautés ont permis à de très nombreux individus de trouver du sens, de générer de l’engagement et d’offrir de la solidarité. Elles ont pris des formes très évoluées d’organisations humaines et se sont maillées bien au-delà de leurs missions et espaces géographiques pour partager l’entraide et la connaissance. Résilientes, résolument ouvertes, bienveillantes et fraternelles, elles sont le présent et l’avenir de la réalisation des individus et des organisations.

Génératrices de coopérations, d’idées nouvelles et d’innovations, elles augmentent le champ des possibles et se déploient dans une perspective utilitaire. Aussi anciennes que l’humanité, elles marquent aujourd’hui encore l’histoire du développement des individus et contribuent tous les jours à la création d’un nouveau monde. Un monde où tout devient possible…

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